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Profession

Publié le 26 nov 2021Lecture 3 min

Sages-femmes et gouvernement accouchent d’un accord

F.H.
Sages-femmes et gouvernement accouchent d’un accord

Les sages-femmes hospitalières et le gouvernement sont parvenus, avant-hier, à un accord après des mois de grogne que n’a pas apaisés le Ségur.

500 € nets de revalorisation Ce protocole qui concerne l’hôpital public et privé à but non lucratif représente une ligne budgétaire de 100 millions d’€, qui doit s’appliquer entre février et mars 2022. Il prévoit en premier lieu une revalorisation de 500 euros nets mensuels en moyenne par sage-femme hospitalière. Dans le détail, il s’agit de 183 € nets de complément de traitement indiciaire, 78 € nets de revalorisation des grilles et 240€ nets de prime d’exercice médical. Mais l’on sait que le mouvement des sages-femmes réclamait surtout la « reconnaissance » de leur métier. Ainsi, hors des considérations de rémunération, le texte prévoit « la prolongation du doublement du taux de promu-promouvables (soit 22% vs 11%) dans la fonction publique hospitalière sur la période 2022-2024 ». Également sera publiée « d’ici à la fin de l’année », « une instruction sur les principaux enjeux relevés par la profession s'agissant des modalités organisationnelles et de travail à l’hôpital (développement de la filière médicale dans la FPH, gestion RH par les directions des affaires médicales, accès à la formation continue, rôle et place des coordonnateurs en maïeutique, incitation au développement des unités physiologiques dans les maternités…) ». L’accord vient également confirmer ou entériner la création d’une 6e année de formation en maïeutique, la finalisation de la discussion sur l’avenant conventionnel n°5 entre la Caisse nationale d’assurance maladie et les syndicats professionnels incluant l’entretien post-natal précoce pour une signature avant la fin de l’année, la publication du décret sur les maisons de naissance faisant suite à l’expérimentation, de celui mettant en place la sage-femme référente et encore de celui évaluant la réalisation d’avortements instrumentaux dans un cadre hospitalier par les sages-femmes. Ce n’est qu’un début… Ce protocole ne satisfait néanmoins pas toutes les organisations représentatives. Un nouveau « week-end noir » est ainsi prévu du 26 au 29 novembre, à l’appel de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) et avec l’appui de la Confédération générale du travail (CGT) qui a déposé un préavis. Quoi qu’il en soit, le Président de la République s’est rendu hier à Amiens pour rencontrer des sages-femmes en colère et faire le service après-vente de ce compromis entre exécutif et syndicats. Elles ont semblé convaincu par leur rencontre avec le Chef de l’Etat, puisqu’à la sortie, elles ont pu déclarer au micro de LCI : « il est hyper humain, il a tout compris, nous sommes très satisfaites de notre entretien, en l’espace d’une matinée nous avons plus avancé qu’en 20 ans ». Des déclarations qui ont fait pâlir le député de la France Insoumise, François Ruffin présent sur les lieux et qui était venu soutenir les maïeuticiennes dans leur combat et qui les a prévenues de bien faire attention aux promesses du Président pas encore candidat…

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