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Grossesse

Publié le 07 nov 2022Lecture 3 min

Rhumatisme psoriasique, un mauvais impact des traitements sur le pronostic obstétrical

Philippe TELLIER, Paris
Rhumatisme psoriasique, un mauvais impact des traitements sur le pronostic obstétrical

Les rhumatismes inflammatoires chroniques retentissent sur le pronostic des grossesses et le rhumatisme psoriasique (RpS) ne fait pas exception, comme le suggèrent les résultats d’une étude du type cas-témoins suédoise. 

Les rhumatismes inflammatoires chroniques retentissent sur le pronostic des grossesses et le rhumatisme psoriasique (RpS) ne fait pas exception, comme le suggèrent les résultats d’une étude du type cas-témoins suédoise. Le pronostic obstétrical a été évalué en prenant en compte les traitements instaurés avant et pendant la grossesse en tant que marqueurs de la sévérité ou de l’évolutivité de la maladie. C’est un registre national qui a fourni les données concernant 921 grossesses de patientes atteintes d’un RpS et 9 210 grossesses de patientes sans rhumatisme inflammatoire chronique, entre 2007 et 2017. Les deux groupes ont été appariés selon l’âge maternel, l’année de l’accouchement et le nombre de grossesses antérieures. Le risque de complications obstétricales a été estimé sous la forme d’odds ratios (ORs) globaux avec intervalles de confiance à 95 % (IC 95%) et stratifiés en fonction d’un éventuel traitement de fond en tenant compte du moment de son administration et de son type. Les analyses multivariées ont intégré des ajustements prenant en compte l’indice de masse corporelle (IMC) maternel, le tabagisme, le niveau d’éducation et le pays d’origine. Le risque de prématurité a par ailleurs été stratifié en fonction du nombre de grossesses. Un risque accru de prématurité et de césarienne notamment en cas de traitement pendant la grossesse Le RpS a été associé à quelques particularités, notamment, par rapport aux témoins, une prévalence plus élevée de l’obésité et du tabagisme chronique, mais aussi de l’HTA et du diabète avant toute grossesse. Le pronostic obstétrical s’est avéré plus défavorable chez les femmes atteintes d’un RpS, avec un risque plus élevé : (1) de prématurité (OR ajusté 1,69 [IC 95% 1,27-2,24]) ; (2) de césarienne élective (ORa 1,77 [IC 95% 1,43-2,20] ou réalisée dans l’urgence (OR a 1,42 [IC 95% 1,10-1,84]. Le traitement instauré a majoré ces risques, notamment celui de prématurité quand il restait nécessaire pendant la grossesse, soit versus le groupe témoin un ORa estimé à 2,30 [IC 95% 1,49-3,56]. C’est avec les biothérapies prescrites pendant la grossesse que le risque de prématurité est apparu le plus élevé, l’OR ajusté correspondant étant alors à 4,49 [IC 95% 2,60-7,79]. Ce risque concernait en priorité les premières grossesses et était moins marqué en cas de multiparité. Chez les patientes atteintes d’un rhumatisme psoriasique, les complications obstétricales à type de prématurité et de césarienne élective ou urgente sont particulièrement fréquentes dans les formes sévères de la maladie, attestées par la nécessité de recourir aux biothérapies pendant la grossesse, voire à d’autres traitements moins ciblés. La multiparité atténue ces risques, de sorte que les primipares sont a priori les patientes qui doivent bénéficier de la plus grande attention.

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