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Gynécologie générale

Publié le 25 oct 2012Lecture 2 min

Prévention de la transmission du VIH

Dr Jean-Marc Retbi

Le virus de l’immuno-déficience humaine [VIH] peut être transmis à l’enfant par voie verticale ou horizontale.

La transmission mère-enfant en Europe Dans les pays d’Europe de l’Ouest, la transmission mère-enfant en Europe [TME] du VIH a été « virtuellement éliminée » par des stratégies comprenant l’administration d’antirétroviraux à la femme enceinte (la plupart des femmes enceintes HIV1-positives recevant actuellement une combinaison de produits pour leur santé et/ou la prévention de la TME) et au nouveau-né. Les pratiques sont plus variées en Europe de l’Est mais beaucoup de pays sont passés de traitements antirétroviraux courts à des traitements combinés (option B de l’OMS). Tout n’est pas résolu pour autant résolu. L’infection à VIH et les traitements antirétroviraux peuvent entraîner des issues de grossesse défavorables, comme un accouchement prématuré. Certains sous-groupes de mères HIV1-positives, comme les toxicomanies par voie IV, les co-infections, et les premières grossesses à un stade avancé de l’infection, restent difficiles à gérer.   La contamination sexuelle à l’adolescence Comment diminuer la propagation du VIH par voie sexuelle dans la tranche d’âge des 15 à 24 ans, sachant qu’il n’y aura pas de vaccin avant plusieurs années ? En Afrique subsaharienne, la prévention est axée sur les changements de comportement et la circoncision des hétérosexuels. Quand il est accessible, le traitement antirétroviral peut être utilisé en prévention post-exposition. En revanche, il est toujours en cours d’évaluation en pré-exposition, par voir orale ou vaginale. On a montré qu’il réduisait massivement le risque de transmission du VIH aux partenaires sexuels. Un dépistage et un traitement généralisés ont été proposés, mais leur acceptabilité et leur faisabilité restent à démontrer. De plus en plus d’adolescents contaminés autour de la naissance rejoignent la cohorte des adolescents contaminés par voie sexuelle du fait de comportements à risque. Les relations sexuelles non protégées sont associées à une moins bonne adhésion au traitement antirétroviral, un risque accru de contamination des partenaires et de la descendance. A titre préventif, la combinaison de l’éducation sexuelle, d’un suivi médical, d’un traitement antirétroviral efficace, de l’incitation des partenaires non infectés à se faire tester et éduquer, et de l’utilisation judicieuse de la prophylaxie pré et post-exposition, donne de bons résultats.

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