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Presse internationale

01 oct 2019

Pour en savoir plus sur les nausées et vomissements gravidiques

Catherine Vicariot, Meung-sur-Loire

Quelle proportion de grossesses s’accompagne de nausées et de vomissements gravidiques (NVG) ? Quelle est la prise en charge et quelle proportion nécessite une hospitalisation ? 

Quelles sont les femmes les plus à risque de développer ces symptômes ?

Comment cette pathologie et sa prise en charge évoluent-elles au fil des années ? Cette étude anglaise apporte différents éléments de réponse.

Ce travail qui a été, mené à partir de recueil de données de soins primaires (auprès des médecins et des sages-femmes, etc.) et de soins secondaires (auprès des établissements hospitaliers), a permis d’évaluer cette pathologie à grande échelle. Entre octobre 1998 et avril 2014, parmi plus de 400 000 grossesses, le diagnostic de NVG a été posé dans 9,1 % des cas. Dans 7 % des cas, une hospitalisation n’était pas nécessaire et un traitement médicamenteux a été prescrit une fois sur deux. Parmi les 2,1 % de femmes hospitalisées, deux-tiers l’ont été avant 20 SA et un tiers après ce terme. Les femmes atteintes de NVG étaient proportionnellement plus jeunes (< 25 ans), plus souvent multipares et avaient des revenus plus bas. De plus, elles présentaient plus souvent des comorbidités telles un diabète préexistant, une HTA gravidique, une anémie, des troubles thyroïdiens, un asthme ou une hypercholestérolémie. Les traitements antiémétiques utilisés en Angleterre diffèrent très sensiblement des médicaments auxquels les praticiens français ont recours. En effet, nos confrères prescrivent de la prochlorpérazine (Stemetil®), qui, en France, est réservée à un usage hospitalier, de la prométhazine (Phénergan®), et de la cyclizine (Marzine®), psychotrope et stupéfiant dont la commercialisation a été interrompue chez nous en 1993… Le CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes) conseille d’utiliser la doxylamine (Donormyl®) hors AMM, ou le métoclopramide (Primpéran®) et, en cas d’échec, l’ondansétron (Zophren®) après 10 SA. Il existerait au Royaume-Uni une prise en charge médicamenteuse insuffisante des NVG due à une sous-estimation de l’impact de celles-ci sur la santé des femmes enceintes et de leurs enfants et aux réticences des professionnels de santé à la prescription d’antiémétiques (risque tératogène, effets néonataux des phénothiazines…). Cette étude montre néanmoins qu’il y a eu, entre 1999 et 2013, une augmentation significative des diagnostics de NVG et des prescriptions d’antiémétiques, peut-être le signe d’un regain de confiance qui pourrait diminuer les hospitalisations.

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