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Grossesse

Publié le 21 avr 2022Lecture 2 min

La prévalence des idées suicidaires au cours de la grossesse serait de 8 % selon une méta-analyse

Giovanni ALZATO, Journal International de Médecine
La prévalence des idées suicidaires au cours de la grossesse serait de 8 % selon une méta-analyse

Les idées suicidaires sont le plus souvent un signal de détresse difficile à appréhender avec une signification pronostique incertaine, le passage à l’acte étant heureusement loin d’être systématique. Il n’en reste pas moins que la prévalence de ce facteur de risque mérite d’être connue avec plus de précision dans différents contextes.

Les idées suicidaires sont le plus souvent un signal de détresse difficile à appréhender avec une signification pronostique incertaine, le passage à l’acte étant heureusement loin d’être systématique. Il n’en reste pas moins que la prévalence de ce facteur de risque mérite d’être connue avec plus de précision dans différents contextes. Ainsi au cours de la grossesse et du post-partum, les chiffres divergent clairement d’une étude transversale à l’autre ce qui a conduit à entreprendre une revue de la littérature internationale et une méta-analyse. Elles ont exploité les données enregistrées jusqu’au 31 août 2020 sur ces neuf bases : PubMed, Web of Science, Embase, Cochrane Library, PsycINFO, CINAHL, China National Knowledge Infrastructure, Wang Fang et Chinese Biomedical Literature. Cette recherche a identifié 6 094 études potentiellement utilisables, dont 71 seulement ont été retenues pour l’analyse finale, réparties en trois groupes selon leur type : cohorte (n = 23), approche transversale (n = 47), essai randomisé (n = 1). Le nombre de participantes est au total de 92 146, l’effectif de chaque étude étant très variable, allant de 23 à 22 118 ! Vingt-trois pays sont représentés, la plupart des études ayant été menées en Asie (n = 18), en Amérique du Nord (n = 16) et en Amérique du Sud (n = 15). Nécessité d’une méthode d’évaluation standardisée La prévalence « poolée » des idées suicidaires maternelles a été estimée à 8 % (intervalle de confiance à 95 % IC 95% 7-10 %), un peu plus élevée pendant la grossesse (10 %) par rapport au post-partum (7 %). Les valeurs varient cependant de manière significative en fonction du protocole utilisé, de l’outil permettant d’évaluer les idées suicidaires, du pays d’origine, du type d’étude et de l’année de sa publication. En revanche, elles ne sont affectées ni par la taille de l’effectif étudié, ni par l’âge de la mère. Le manque d’outils d’évaluation standardisés et l’hétérogénéité des études constituent les deux grandes limitations de ce travail qui incitent à une interprétation nuancée de ces résultats. Cette méta-analyse donne une idée approximative de la prévalence des idées suicidaires au cours de la grossesse et du post-partum. Le chiffre de 8 % est à prendre avec les réserves qui s’imposent. Des outils plus standardisés restent à définir pour une évaluation plus précise de ce facteur de risque et des stratégies préventives qu’il convient de lui opposer.

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